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Par Léos Maere
Premiere etape : Montpellier - Marseillan plage
62.5 Km pour les 500
Et s'il realisait le doublé ? Même si ce n'est que la première étape, Jean Christophe Agosta, le vainqueur du rmv 2007, vient de frapper un grand coup. Il est évident que la route est encore longue et "parsemé d'embûches" comme il le dit lui même, mais sa victoire aujourd'hui suffit pour le rassurer et prendre un ascendant psychologique sur les autres concurrents. Dans cette première étape caractérisée par la traversée du massif de la Gardiole, le monégasque a relégué tous les autres coureurs à des distances faranimimeuses. Tous sauf un. Le chti'mi Olivier Harduin qui s'est vu offrir l'inscription par deux amis à son anniversaire, limite très bien la casse puisqu'il ne termine qu'à 17 minutes de Jean Christophe.
Derrière les ecarts se comtpent en heures ! Les cinquièmes (Catherine Massif et Vincent Perreau) sont en effet à près de deux heures du vainqueur du jour...A croire que le discours de Christophe Medard au départ, insistant sur la longueur du raid et la gestion de l'effort, a porté ses fruits.
Classement de l'étape
29.5 Km pour les 250
La bataille sera rude cette année pour le classement final. S'il y a bien une conclusion à retenir de cette étape c'est bien celle-ci. En effet, on trouve pas moins de 4 coureurs en 25 minutes ! Et surprise, ce n'est pas le tenant du titre Dominique Barbe qui remporte l'étape, mais le jeune (28 ans) Damien Tessier.
Classement de l'étape
3 questions à … Jean Charles DOMEC (500 km
- Dans quel état d’esprit étais-tu ce matin avant le grand départ ?
J’étais très sérieux. C’est une course très impressionnante, même trop impressionnante pour en regarder le règlement (rires). En tout cas je suis dans l’état d’esprit de terminer la course, c’est mon objectif.
- Alors comment s’est passée ton étape ?
Et bien la première partie a été somptueuse, féerique. J’ai avalé les 48 premiers km facilement. Par contre, à partir du port de Mèze c’était plus dur. J’ai fini tant bien que mal.
- Vous êtes une équipe de 4 Béarnais cette année, y aura-t-il une stratégie de groupe ?
Effectivement il y en aura une mais on ne peut pas la dévoiler, c’est confidentiel (rires).
3 questions à … Sabine WEISS (500 km)
- Dans quel état d’esprit étais-tu ce matin avant le grand départ ?
Comme avant toutes les courses j’étais crispée, stressée. Mais ça va tout de suite mieux dès que l’on part.
- Tu termines 3ième de l’étape, quelles ont été tes sensations durant la course ?
J’ai eu de très bonnes sensations, surtout dans la Gardiole. C’était vraiment joli et je m’éclate dans les descentes.
- As-tu déjà quelques bobos ?
Pour l’instant tout est bon. Ca viendra sûrement mais je fais tout pour les éviter.
3 questions à … Damien TESSIER (250 km)
- Tu es le plus jeune de l’édition 2008 (28 ans), quelles sont tes références sur les courses d’ultra fond ou de trail ?
J’ai fait beaucoup de trail. Le trail d’Erguy, de Monterblanc, de Pégaz. Et puis beaucoup de courses en Bretagne. C’est pour ça que j’aime les parcours vallonnés.
- Comment s’est passée l’étape ?
Relativement bien. Je suis parti un peu vite, mais ensuite j’ai gardé le même ryhtme.
- Tu termines premier de l’étape. Quels sont tes sentiments à l’heure actuelle ? Tu es surpris de ta perf ?
Non pas spécialement. En tout cas je n’avais pas l’intention de lâcher Dominique. Je précise encore que je suis resté au même rythme.
Etape 2 : Valras Plage – La Franqui.
62.7 km pour les 500.
Jean Christophe Agosta n’aura eu besoin que de deux étapes pour plier le classement général du 500 km. Une pour démontrer qu’il faudrait compter sur lui, une autre pour assommer ses adversaires. Aux 17 minutes d’avance prises hier, il faut en ajouter ce soir 44 ! Soit 1h et une minute d’avance maintenant pour le monégasque sur Olivier Harduin. La régularité de Jean Christophe impressionne tout comme son état de fraîcheur à l’arrivée. Soulignons aussi sa modestie et son esprit de solidarité, car comme il l’a avoué au CP2 « les derniers coureurs ont plus de mérite de moi car ils ont un temps de récupération bien plus restreint ». Et ce n’est pas tout, les derniers coureurs subissent aussi les caprices de la météo…Ce fut le cas aujourd’hui où une pluie fine a dérangé la deuxième partie des coureurs.
A noter, les deux premiers abandons de ce RMV. Il n’y aura plus de mexicains sur la course…Francisco Munoz et Marina Martinez ont du renoncer faute de blessures (tendinite pour Marina).
Demain l’Espagne nous attend… avec peut être le beau temps!
Classement de l'étape Classement général
33 km pour les 250
Au menu aujourd’hui, 33 km avec comme entrée une descente du massif de la Clape type trail, une ligne droite de 9 km en plat de résistance et, en dessert, 9 km sur la plage.
Le duel Damien / Dominique était annoncé. Il a bien eu lieu mais s’est terminé d’une façon peu admirable. Alors que Damien était en tête avec 400 mètres d’avance sur Dominique à 600 mètres de l’arrivée, ce dernier a refait son retard et franchit la ligne en tête ! Pour cela Dominique n’a pas respecté le road book qui interdisait de couper à travers le terrain de char à voile. Voyant que la grande majorité des coureurs (250 et 500) a choisi ce « raccourci », l’organisation a décidé de favoriser ceux qui ont respecté le règlement. Les « bons élèves » se sont vus attribuer 5 minutes de bonification afin de valoriser leurs attitudes.
Damien remporte donc l’étape devant Dominique, Philippe et Mickael. Les écarts sont conséquents ! Dominique Bontemps, Marie, Isabelle, Gwenola et Marie Josée terminent groupés comme hier. Enfin, Maria Rodriguez finit l’étape loin derrière à son ryhtme.
Mais, encore faut-il le rappeler, terminer ce raid, quelque soit la place, est l’objectif de tous les coureurs !
Classement de l'étape Classement général
La citation du jour : « Qu’y a-t-il de plus beau que de courir dans la nature en la respectant ? Si l’on respecte la nature, elle nous respecte aussi. Sinon elle nous met des énormes cailloux sur notre passage. » De Jean Christophe Agosta au CP 2.
3 questions à … Philippe Dagnes (250 km)
- Comment s’est déroulée ton étape ?
C’était un peu plus sympa qu’hier, mais plus dur. On a tourné avec Damien pendant 2 heures à 9km/h. La traversée du canal à deux (avec Damien) c’est bien, mais tout seul c’est vite chiant.
- Qu’as-tu mangé et bu pendant l’étape ?
Je prends des pâtes le matin et durant l’étape je mange des gels sucrés. Quant à la boisson, j’ai bu 2 litres ½ d’eau. C’est plus qu’hier malgré le mauvais temps.
- Penses-tu passer un jour sur le 500 km ?
Même si je me fais plaisir sur cette course, je ne compte jamais faire le 500. Je souffre déjà assez (rires).
3 questions à … Olivier Harduin (500 km)
- Comment s’est passée l’étape Olivier ?
Et bien j’étais tranquille au début. Ensuite j’ai couru avec la suissesse (Sabine Weiss) jusqu’au CP 2. Mais je me suis un peu emballé à la vigie.
- Alors que penses-tu du paysage ?
C’est superbe ! Ca donne envie de t’asseoir et de pleurer ! Ca fout un choc esthétique.
- Et sinon, quelles sont tes spécialités ?
Je pensais être un bon descendeur, mais après avoir vu Jean-Christophe (Agosta) descendre, ça m’a ramené à la raison (rires). Mais j’aime surtout les terrains boueux, où l’on s’enfonce. En fait, je m’éclate où les autres doivent ralentir.
Etape 3 : Le Boulou- Figueras.
60 km pour les 500
C’est L’étape du raid ! Déjà parce que c’est une des étapes les plus dures avec la traversée des Pyréenées, mais ensuite et surtout parce que à la mi-étape les coureurs quittent la France pour arriver en Espagne !
Malheureusement, Pierre Alverola ne vivra pas cette traversée de la frontière. Malgré un mental de guerrier ses blessures l’ont empêché de prendre le départ… Ce n’est que partie remise pour le coureur le plus charismatique de la course.
Sur le devant de la course, Jean Christophe continue de caracoler. Troisième victoire pour monégasque…La surprise vient du Béarn Pierre Mialocq qui finit deuxième ex-eaquo avec Olivier Harduin et Sabine Weiss. L’autre béarn Jean Charles Domec ne connaît pas la même réussite…Il abandonne au CP3 suite à une blessure au genou.
Oublié l’incident d’hier, cette étape s’est jouée à la régulière. Sur les terrains escarpées des Pyrénées, Damien Tessier fait parler son gabarit de grimpeur. Il s’impose avec une moyenne affolante. Dominique réalise lui aussi une belle étape et ne termine qu’à 25 minutes du breton.
Le duo Philippe / Mickaël arrive bien plus tard mais dans un bel état de fraîcheur.
Classement de l'étape Classement général
Le Chiffre du jour : 10,5 km/h. C’est la moyenne ahurissante de Damien Tessier sur l’étape. De la très grosse performance au vu du profil de l’étape.
3 questions à ... Dominique BONTEMPS (250 km)
- Comment se passe ta course jusqu'à maintenant ?
Conformément 'a ce que j'avais prévu. Je comptais accompagner des amies, je me suiis donc mis à leurs services. Je leur donne de la confiance, de la sécurité et de l'expérience.
- Pourquoi as-tu choisi de faire cette course ?
Et bien pour découvrir quelque chose de nouveau. Pour découvrir et faire découvrir.
- Qu'est ce qui t'as marqué durant ces 3 premiers jours ?
Comme ce n'est pas une épreuve pour faire un temps, je découvre de nouveaux paysages, et ce dans une abiance conviviale.
Etape 4 : Palamos – Blanes
69 km pour les 500
Hier soir à Figueras les coureurs pensaient avoir fait le plus dur. Traverser les Pyrénées est toujours bon psychologiquement, on pense avoir grimpé ce qui se fait de plus difficile.
Quelle (mauvaise) surprise les coureurs ont du avoir aujourd’hui lors d’une étape longue et très montagneuse. Dorénavant ils ne verront plus la Costa Brava du même œil.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. 8h01, c’est le temps réalisé par Jean Christophe (qui gagne, est-il besoin de préciser). 21h30, c’est l’heure d’arrivée de Catherine Massif (très blessée) et Vincent Perreau.
Tous les coureurs, sans exception, ont reconnu que cette étape a fait « énormément de dégâts ». Dommage tout de même pour Olivier Harduin, qui malgré une très vive blessure à la cheville (tendinite sûrement), réalise une grosse étape en finissant deuxième à seulement 14 minutes de Jean Christophe.
Un abandon est à déplorer. Celui de l’espagnol Jesus Jurado. Les étrangers ne sont vraiment pas à la fête cette année après l’abandon des deux mexicains.
Finissons par un point positif tout de même, les coureurs en sont à la moitié du raid !
On ne le répétera jamais assez, au RMV la course n’est gagnée qu’une fois la ligne d’arrivée à Valencia franchie. Pas avant ! Damien Tessier en a malheureusement eu la confirmation...Sa douleur au genou gauche s’est aggravée fortement ce qui l’a poussé à l’abandon au CP3. Dominique Barbe hérite du «dossard de leader », et possède une avance très confortable sur Philippe Dagnes, le troisième au général. Le doublé RMV 2007 – 2008 n’est pas loin…
Classement de l'étape Classement général
3 questions à … Thomas RENOUART (500 km)
- Thomas tu as connu deux premières étapes difficiles et depuis hier tu es dans les 5 premiers de l’étape, comment tu expliques ce regain de forme ?
Je m’accroche. En fait j’ai fais un effort pour boire et manger un maximum. Et puis j’essaie de gérer au mieux.
- Tu souffres de multiples blessures, comment gères tu la douleur ?
J’ai l’habitude de gérer la douleur car j’ai été cycliste professionnel (équipe Landbouwkrediet). Mais le vélo est bien plus facile car il y a l’effet peloton. En ultrafond, on est souvent seul.
- Qu’est ce qui t’as le plus marqué durant ces quatre étapes ?
Il y a la beauté des paysages, mais surtout la disponibilité des bénévoles qui nous considèrent comme des professionnels.
3 questions à … Dominique Barbe (250 km)
- Dans quel état d’esprit es-tu ce soir, alors que tu passes premier du général après l’abandon de Damien ?
Je suis déçu que ça se termine comme ça. Ce n’est pas comme s’il s’était perdu car là il ne pourra plus courir de la semaine. Il était tellement au dessus de moi que c’est dommage que ça se finisse comme ça.
- Penses-tu que sur une telle course, c’est l’expérience qui prime et pas la fraîcheur ?
Je ne me pose pas trop cette question mais la réponse est oui. En plus je connaissais déjà le parcours donc ça aide. Même si l’expérience ne va pas nous empêcher d’avoir des blessures ça compte quand même.
- A ton âge (59 ans) qu’est ce qui te motive encore pour ces courses ?Les courses représentent des challenges que je veux réussir. Je veux prouver que je vaux encore quelque chose. En fait, c’est une escalade où l’on veut toujours en faire de plus en plus.
Cinquième étape : Garraf – Tarragona
66.5 Km pour les 500
Jean de la Fontaine en changerait presque sa fable. « Le lièvre et la tortue » pourrait devenir « Le lièvre et le sanglier ». Alors qu’il terminait dans les profondeurs du classement lors des deux premières étapes, Pierre Mialocq le Béarn, surnommé « le sanglier » (vous comprenez maintenant) a accroché deux podiums durant les deux dernières étapes. Mieux, il est aujourd’hui vainqueur ex-eaquo de l’étape ! Il a été le seul à pouvoir accompagner Jean Christophe. Du coup, le béarn devient un sérieux candidat pour le podium à Valencia.
D’autant plus qu’un place se libère suite au triste abandon du jovial Olivier Harduin, second au classement général. Autre abandon, tout aussi malheureux, celui de Catherine Massif. La douleur était trop forte pour la gagnante féminine du 250 Km l’année dernière.
La fatigue accumulée, les blessures répétées sont, après 5 jours de course, sources d’abandons même sur une étape plate comme aujourd’hui.
Niveau météo, la chaleur a refait son retour avec une température supérieure à 25°C. De quoi assommer les coureurs sur une étape qui compte 20 bornes de paséos (bords de plage bitumés).
Classement de l'étape Classement général
28.8 Km pour les 250
On retiendra trois informations de cette étape. La première, la très belle performance de Philippe Dagnes qui est deuxième sur la plage de Tarragona à seulement 11 minutes de Dominique Barbe. Une victoire d’étape peut être envisageable pour le sympathique monégasque.
La deuxième info, c’est le choix d’Isabelle Mialocq, la femme de Pierre, qui a décidé de courir en duo avec Mickael Alcaïde. Un choix payant puisqu’ils arrivent seulement 30 minutes après Philippe.
Enfin, on notera la belle progression de Carmen Rodriguez qui, après deux premières étapes laborieuses, termine de mieux en mieux. Elle finit aujourd’hui à moins de quinze minutes du groupe de Dominique Bontemps (Marie, Gwenola, Marie Josée).
Classement de l'étape Classement général
3 questions à … Mickael Alcaïde (250 km)
- Micka, comment se déroule ta course jusqu'à maintenant ?
Très bien. Je n'ai pas de blessure. Pour l'instant je fais une course tranquille, une belle balade.
- Tu étais déjà coureur sur le rmv 2006, bénévole en 2007 et cette année tu recoures. Est ce qu'il t'arrives quand même d'avoir des surprises quant au parcours, aux difficultés?
Je ne réagis pas de la même façon. Mais il y a toujours des surprises car le temps n'est pas le même, le parcours peut changer un peu...
- Alors, c'est quoi le mieux ? Coureur ou bénévole ?
Coureur ! Même si dans l'organisation c'est super sympa, ma place est chez les coureurs.
3 questions à … Robert Miorin (500 km)
- Comment se sont passés tes cinq premiers jours de course ?
Très bien. J'ai bién géré, je ne me suis pas tapé dedans. Mais aujourd'hui j'ai fais une erreur de débutant en voulant suivre les copains. Du coup j'ai un peu mal aux jambes.
- On te voit profiter à fond, quelle est ta philosophie de la course ?
Je veux avant tout me faire plaisir et faire plaisir aux autres. L'ultra fond est un sport individuel qui se courre en équipe !
- Tu étais déjà sur le RMV 2006 qui faisait Valencia-Montpellier, quel est le sens le plus dur ?
Cette année est plus dur qu'en 2006. C'est une impression car je ne retiens que les bons souvenirs de 2006 donc j'ai l'impression de souffrir plus cette année. En plus il y a la chaleur cette année.
Sixième étape : L’Ametla del Mar – Delta de L’Ebre
66.8 Km pour les 500
Submergée par l’émotion, Nadine Pisacreta s’écroula en pleurs à côté de son bol de soupe.
Arrivée dans la nuit à 22h00, elle évacua sa fatigue et son angoisse à courir dans le noir après l’ovation des bénévoles. Un moment qui marquera à coup sûr cette sixième édition du RMV. La fin d’étape dans le delta de l’Ebre, à travers les rizières, fut aussi très difficile pour Corrine Ruet mais à des proportions moindres.
Sur cette étape des éoliennes, réputée pour son panorama somptueux, a fait très mal aux coureurs à cause du dénivelé et surtout du soleil de plomb.
Pour l’anecdote, c’est Jean-Christophe qui remporte (faut-il le préciser) cette sixième étape.
Classement de l'étape Classement général
34 Km pour les 250
Il l’a fait ! Il la voulait tant cette victoire d’étape ! Philippe Dagnes, après avoir effleuré la victoire à Tarragona, a remporté de belle manière cette sixième étape. En tête dès la montée des éoliennes, il a su maintenir Dominique Barbe à distance pour arriver avec 18 minutes d’avance. Une victoire à valeur symbolique pour le monégasque qui ne peut évidemment pas (sauf accident) reprendre le leadership à Dominique lors des deux dernières étapes.
Mickael et Isabelle terminent ensemble pour la deuxième journée d’affilée.
Classement de l'étape Classement général
La perf du jour : Félicitations à Vincent Perreau qui termine second de l’étape du 500 derrière J-C Agosta. Une belle performance pour celui qui a accompagné sa femme (Catherine Massif) durant les premières étapes.
3 questions à … Gwenola Huellou (250 km)
- Comment se passe ta course jusqu’à maintenant ?
Ca se passe bien parce que je suis à mon rythme. Je n’ai pas de blessures en plus. L’essentiel pour moi c’est de terminer et de profiter des paysages.
- Est-ce que le RMV est la plus difficile des courses à laquelle vous avez participé ?
Oui, ou en tout cas l’une des plus dures car j’ai déjà fait le Tour de la Réunion et le Marathon des Sables, même si sur cette dernière course c’est très différent.
- Quelles images retiens-tu du raid pour l’instant ?
Je retiens un peu de tout. Les côtes espagnoles, les éoliennes du jour… Mais je retiens aussi la disponibilité de l’organisation et la cuisine qui est incroyable.
Septième étape : Benicarlo – Benicassim
66 Km pour les 500
C’est la dernière grosse étape avant l’apothéose à Valencia ! Mais quelle étape ! Longue de 66 bornes, l’étape propose en effet de quoi « achever » les coureurs. Un bord de mer très vallonné, de longs paséos, la célèbre et destructrice plage de galets (8 km!) et enfin un km de ballaste (pierres sur voies ferrées). Les pieds des coureurs sont soumis à rude épreuve.
En toute logique, Jean Christophe l’emporte accompagné de…Vincent Perreau !
Quant à Nadine et Corinne, l’étape se déroule bien mieux ; elles n’arrivent que vers 20h30.
Etonnamment c’est l’inusable et constant robert Miorin qui a beaucoup souffert…Son courage lui aura tout de même permis de rallier Benicassim, et sûrement Valencia. Félicitations aussi aux Floréal Corredor, Bernard Doumont, Juan Carlos Pradas et Patrick Langlois qui font preuve d'une régularité admirable, en particulier pour Floréal qui est aussi 6ième au général.
Valencia n'est plus qu'à quelques foulées !
Classement de l'étape Classement général
30 Km pour les 250
Il avait coché cette étape et il n'a pas failli. Mickael Alcaïde se préparait depuis vendredi soir pour remporter cette septième étape. Etirements, repos, tout a été mis en oeuvre pour jouer la gagne. Résultat, une victoire haut-la-main avec un temps supersonic. Il a littéralement finit em boulet de canon, avalant les 4 derniers km en 21 minutes. Dominique Barbe n'a jamais pu le suivrem il termine à 24 minutes. Quant à Isabelle Mialocq elle a trouvé un autre compagnon de route: Philippe Dagnes le vainqueur d'hier.
Classement de l'étape Classement général
Le chiffre du jour : 161 C'est, en battements par minutes, le rythme cardiaque moyen de Mickael Alcaïde sur cette étape. Les connaisseurs y verront là la preuve de son effort violent.
Huitème étape : Sagunto - Valencia
42 km pour les 500 et 29 km pour les 250
"C'est pour vivre des moments comme ça que je fais de la course à pied" déclare en pleurs Bernard Doumont à l'arrivée. L'émotion est trop forte pour celui qu'on appelle Doudou. Après 500 km de course, de plaisir, mais aussi de souffrance et de galères, les coureurs en terminent avec le Raid Montpellier Valencia 2008. Main dans la main, tous les coureurs franchissent la ligne d'arrivée sous l'ovation des bénévoles. S'en suit une montagne d'embrassades, de félicitations, de pleurs. Le rmv c'est fort en émotion.
Au raid Montpellier Valencia il y a 21 vainqueurs. Bien sûr Jean Christophe Agosta sur 500 et Dominique Barbe sur 250 en ont plus ajouté la rapidité à l'exploit sportif et ont conservé leur titre, mais les 21 finishers sont tous des gagnants. N'oublions pas non plus les 10 personnes qui ont dû stopper la course plus tôt que prévu à cause d'une blessure ou autre, ils ont tous fait preuve d'un gros courage et en ressortent plus motivé que jamais. D'ailleurs, la plupart d'entres eux ont promis de revenir l'année prochaine.
Le raid s'est terminé en apothéose lors d'une soirée mémorable. Musique, apéro, ambiance de folie, danses, on se serait cru à une véritable féria, et certains coureurs nous ont révélé leur personnalité de fêtards hors-pair (on ne citera pas de nom, des photos viendront). Juan Carlos Pradas nous a en plus fait part d'une très bonne nouvelle. Il a déjà récolté plus de 1500€ pour "Fanny et la vie".
Alors, bravo à tous ceux qui font vivre cette formidable aventure, coureurs et bénévoles. Sincèrement merci.
Classement de l'étape du 500 Classement général final 500
Classement de l'étape du 250 Classement général final 250
Les 3 mots qui définissent le mieux le RMV selon ...
Dominique Barbe : Fraternité - Convivialité - Bonne humeur
Mickael Alcaïde : Dur - Aventure Humaine - Bonne bouffe
Jean Luc Darteyre : Difficulté - Convivialité - graine de folie
Robert Miorin : Amitié - Difficulté - Gros mental - (Joker: Bière)
Corinne Ruet : Eoliennes - Tendons - Pont médiéval
Nadine Pisacreta : Sable - Ruines - Amitié
Philippe Dagnes : Nature - Bonheur - Inoubliable
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