29/04/07> 06/05/07
www.raid-montpellier-valencia.com

[ Presentación ] - [ Reseña histórica ] - [ Equipo ] - [ Humanitario ] - [ Compañeros ] - [ Reglamento ] - [ Inscripción ]

EDICION 2006



ÉDITION 2006


LA COURSE EN DIRECT
Par Léos Maere


Etape 1 : Valencia - Sagunto : 62 km

Ils étaient tous là, ce matin à Valencia pour le départ de la quatrième édition du Raid Montpellier Valencia. Ce sont cette année 21 coureurs, originaires de 5 pays différents, qui sont venus se confronter sur les côtes franco-espagnoles. Le départ est donné après une longue attente à la résidence enfantine de l'hôpital "La Fe", en compagnie d'enfants malades, ainsi que Madame la Consul de France à Valencia, venue souligner l'aspect caritatif de ce raid.

Pendant 3 kilomètres, les coureurs escortés de policiers quittent la ville de Valencia, avant d'être "libérés" et de pouvoir continuer à leur rythme. Cette étape de 62 km, a secoué les organismes notamment à cause d'un soleil accablant. "Il fait une chaleur de dingue" confirme Sébastien Chaigneau, le vainqueur de l'étape.

Cependant, le profil de l'étape, qui était plat dans sa première partie puis ensuite vallonné, n'a pas cr éé d'énormes écarts chez les premiers.

C'est Sébastien Chaigneau qui remporte cette étape en 5h55, devant Eusébio Bochons en 6h02. Bernard Constant complète le podium en 6h05. Trois hommes qui se tiennent en 10 minutes, cela promet du spectacle et de la bagarre pour les prochaines étapes. Derrière, la course a fait plus de dégats et les écarts sont bien plus importants.

Mais la motivation des coureurs reste intacte, et les prochains jours de course risquent de modifier la donne.

Etape 2 : Benicassin - Peniscola : 62,5 km

Dès le départ, le leader du raid Sébastien Chaigneau prend les commandes, et seuls Bernard Constant et Eusébio Bochons lui emboîtent le pas.

Après une première moitié d'étape sans difficulté majeure, les affaires se corsent par la suite. En effet, les coureurs empruntent une piste escarpée pendant laquelle Sébastien Chaigneau se blesse, ce qui nécessite un repos prolongé au CP3 (il terminera à plus de 2h30 du vainqueur).

Par contre, Eusébio est sur son domaine de prédilection. Il remporte l'étape en réalisant une superbe course, à plus de 12 km/h de moyenne.

Suite à la blessure de Sébastien, seul Bernard Constant semble en mesure de pouvoir suivre Eusébio, mais n'oubliez pas que la route reste longue...

Etape 3 : Tortossa - L'Ametlla del Mar : 59 km

C'est une étape montagneuse qui attend aujourd'hui les vingt courageux coureurs. De Tortossa à l'Ametlla del Mar, ils peuvent admirer une nouvelle fois un superbe paysage lorsqu'ils traversent deux parcs d'éoliennes dans les montagnes.

Contrairement à ce que l'on pouvait attendre, les montées successives en montagne ne se sont pas avérées si difficiles pour la plupart des coureurs.

Mais, c'est bien connu, après une montée, il y a une descente.

Des descentes caillouteuses et difficiles à dévaler à cause d'un fort pourcentage. « Ce sont les descentes qui m'ont cassées » dit Eusébio à l'arrivée. Cependant, cet avis n'était pas partagé par tout le monde : « Je me suis régalé dans la descente » avoue Stéphane Halbaut, véritable spécialiste des descentes techniques. Ce dernier terminera l'étape à la cinquième place, ce qui fait de lui un outsider alors qu'il avait jaugé ses concurrents lors de la première étape.

Malheureusement, on ne retrouvait pas cet enthousiasme chez Michael Alcaïde. « Je me suis tapé trois kilomètres de descente à reculons pour ne pas avoir mal » dit-il au CP4 avant de se faire soigner son pied.

Comme la veille, c'est Eusébio qui s'impose en réalisant les 59 kilomètres en 5h37.

Il semble ne pas vouloir lâcher les commandes du raid qu'il contrôle parfaitement jusqu'à présent, mais rien n'est joué dans une course où la régularité est le mot d'ordre.

Ci-joint le classement à télécharger de cette troisième étape : ClassementEtape3.pdf

Etape 4 : Tarragona - Sitges : 61,5 km

Les journées se suivent mais ne se ressemblent pas. Aujourd&Mac226;hui, les nuages occupent tout le ciel, et un air de tempête survole l'ensemble du parcours.

Au départ à Tarragone on déplore deux non-partants. Thierry Orlhac victime d'une infection au pied, et Ernesto Blasberg, qui s'était retiré de la course hier pour une blessure au genou, jettent l'éponge. Autre changement par rapport à hier, le parcours du jour est presque entièrement plat. Paséo et plage sont au menu des coureurs, mais l'arrivée se situe tout de même en haut d'une côte.

Et lors de la course, premier rebondissement : Eusébio passe au CP3 en deuxième position ! C'est en effet Bernard Constant, son plus sérieux concurrent qui passe en tête, mais Eusébio ainsi que Sébastien limitent la casse en arrivant deux minutes après lui.

Peu après eux, Stéphane et Frédéric arrivent à leurs tours, suivis de Sylvain qui a eu des difficultés dans les nombreux paséos : « c'est super dur mentalement dans les paséos » déclare-t-il, lui qui défend une troisième place au classement général.

Mais par la suite, le vent devient de plus en plus violent et la pluie fait son apparition. Yann Fassel arrive dépité au ravitaillement : « il n'y a vraiment aucun plaisir à courir aujourd'hui ».

Pour Thierry Orlhac, le temps exécrable a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Déjà blessé au pied, il abandonne au CP2.

Il faut aussi souligner la performance de Muriel Batifoulier qui réalise une course impressionnante en faisant jeu égal avec des hommes.

Le vainqueur de cette étape est Sébatien Chaigneau, qui après avoir distancé Eusébio, a déposé Bernard Constant dans la toute dernière côte.

Comme le prouve la fin de cette étape, ce Raid peut être le théatre de nombreux rebondissements.

Ci-joint le classement à télécharger de cette quatrième étape : ClassementEtape4.pdf

Etape 5 : Blanes - Palamos : 65 km

Ce matin à Blanes , les coureurs sont à la moitié du raid. Et c'est une étape particulièrement difficile qui se profile aujourd'hui à travers la magnifique Costa Brava. La montagne est omniprésente durant l'étape, cependant l'ambiance au départ est à la bonne humeur. De plus, la présence de la caméra de France 3 Sud donne des idées à l'italien Duilio Tacconi qui prend un départ canon pour espérer passer à la télé.

Comment parler de Duilio Tacconi sans évoquer Jaime Teres Costa. Ce duo de charmeurs italo-espagnol est tout simplement inséparable depuis le début de l'aventure. Ils ont toujours fini les étapes ensemble et s'entraident merveilleusement bien. En plus, Jaime est chez lui aujourd'hui, sur ses routes d'entraînements, lui qui habite à Sabadéic près de Barcelone.

Parmi les autres "couples" du Raid, il y a aussi le duo Stèphane Halbaut-Frédéric Saint Cricq; le péroliens et le toulousain. Ces deux là sont deux sérieux prétendants au podium, puisqu'ils sont respectivement quatrième et cinquième au classement général.

Et enfin, il y a le couple charismatique composé de Antoine Zandona et Nathalie Lamoureux.Chaque jour, ils parviennent à oublier la durée des étapes par la rigolade et la gaïeté. Mais malheuresement, Antoine abondonne aujoud'hui au CP2 à cause d'une douleur récurrente à la cheville.

La détresse d'Antoine contraste avec la bonne humeur de Sébastien lorsqu'il est passé en tête au CP2 : « Là, c'est du pur plaisir » disait-il.

Quarante minutes après son passage, un étonnant groupe de huit coureurs composé notamment de Sylvain Ratia, Laurent Burgat ou encore Robert Miorin passait à son tour. Robert Miorin, toujours régulier depuis le début du raid disait lui aussi « plus les jours passent, mieux je me sens ».

Puis ensuite un second peloton est arrivé plus de deux heures après Sébastien. Michael, Muriel, Ernesto, l'anglais Luke et Daniel Muller, déja là l'an passé pouvaient enfin se ravitailler.

Logiquement, c'est Sébastien qui remporte cette étape en réalisant un numéro solitaire époustouflant.

A trois jours de l'arrivée, la fatigue accumulée commence à apparaître chez les coureurs, ce qui peut favoriser des surprises.

Ci-joint le classement à télécharger de cette cinquième étape : ClassementEtape5.pdf

Etape 6 : Figueras - Le Boulou : 75 km

La voici enfin l'étape très redoutée des Pyrénées. Elle faisait peur, et elle a tenue toutes ses promesses. Les 75 Kms du jour, qui font de cette étape la plus longue du Raid, ont vu des coureurs sombrer au classement général, et d'autres remonter.

Dans cette dernière catégorie de coureurs, on trouve Laurent Burgat, qui au prix d'un bel effort termine septième de l'étape (8h31), et du même coup il arrive à la huitième place du général au dépend de Duilio Tacconi et Jaime.

Sébastien lui n'en finit plus de gagner. Il remporte sa quatrième étape en six jours, et se rapproche dangereusement de la seconde place au général. Ses aptitudes exceptionnelles en montagne lui auront permis d'effectuer un très beau rapprocher au général, lui qui était septième après la seconde étape et qui se retrouve à une heure de la seconde place ce soir.

Dans le camp des désillusions, Sylvain Ratia blessé, a connu une journée noire et termine neuvième de l'étape. Au général, il rétrograde de la quatrième à la sixième place.

Déception aussi pour Duilio Tacconi qui finit dans les profondeurs du classement de l'étape, à la dernière place, accompagné de Muriel Batifoulier qui souffre, mais est toujours sur le point d'accomplir son objectif : « finir ce raid ».

Nathalie Lamoureux n'a pas pu réaliser cet objectif. Elle a terminé hors délai hier, mais le mérite d'avoir couru plus de 200 Kms est immense. De même pour Michael Alcaïde contraint à l'abandon aujourd'hui pour blessure.

L'arrivée finale se rapproche et Bernard Constant est de mieux en mieux installé sur son fauteuil de leader; il possède dorénavant 41 minutes d'avances sur Eusébio.

Sébastien et Eusébio parviendront-ils à inverser la tendance ? Réponse dans deux jours...

Ci-joint le classement à télécharger de cette sixième étape : ClassementEtape6.pdf

Etape 7 : La Franqui - Valras Plage : 68 km

Cela devient de plus en plus difficile pour les coureurs ! La fatigue accumulée et les 400 kilomètres dans les jambes s'avèrent fatals pour la majorité de ceux-ci.

Si Bernard Constant et Sébastien Chaigneau, vainqueurs ex-aequo de l'étape semblent les plus frais, derrière, d'énormes écarts se créent. Le troisième de l'étape du jour est Jaime Teres Costa qui termine à près d'une heure des vainqueurs ! Cette troisième place lui permet de rattraper Laurent Burgat et de le devancer au classement général. Mais la lutte va être acharnée entre ces deux là tant l'écart est mince au classement général. En effet, Jaime est huitième en 52h16, et Laurent est neuvième en 52h19!! Trois minutes les séparent seulement, alors qu'il reste la dernière étape.

Les régionaux de cette septième étape sont le Narbonnais Daniel Muller - qui comme l'année dernière réalise une course parfaitement gérée - Sylvain Ratia, et bien sur Laurent Burgat qui passait au cours de cette étape à 900 mètres de sa maison.

Etonnamment, la majeure partie des coureurs a trouvé cette étape la plus dure du Raid. Mais c'est surtout le moral des coureurs qui a été atteint, à cause des nombreuses lignes droites dont on ne voyait pas la fin. Notamment pour Yann Fassel, dixième de l'étape, qui a le moral complètement à plat. L'anglais Luke Cunliffe, a lui aussi de plus en plus de mal à terminer dans les délais, et la pluie qui l'a poursuivi en fin de parcours n'a pas arrangé les choses.

A moins d'une énorme surprise, Bernard Constant devrait remporter la quatrième édition du Raid Montpellier Valencia, mais c'est surtout pour les places d'honneur que tout reste à jouer.

Ci-joint le classement à télécharger de cette septième étape : ClassementEtape7.pdf

Etape 8 : Frontignan - Montpellier : 42 km

C'est la dernière ligne droite, la dernière étape, les dernières souffrances aussi. Ils ne sont plus que quatorze ce matin encore en lice, six coureurs ont été contraints à l'abandon ou sont arrivés hors délai.

Un air de fête souffle aussi sur cette dernière étape. En effet, c'est aujourd'hui le 7 mai, jour anniversaire de Sylvain Ratia. Et pour fêter ce joyeux événement, il va se passer quelque chose d'extraordinaire qui n'était pas encore arrivé sur cette course. Les treize coureurs vont courir au rythme de sylvain qui, à cause d'une blessure ne peut que marcher. Cette solidarité exceptionnelle obligera les organisateurs à arrêter la course au CP2 après une trentaine de kilomètres, pour des questions de délai. Tous les coureurs seront donc crédités du même temps : 3h22.

L'arrivée officielle du raid se fait, elle, à Montpellier sur la place de la Comédie dans une ambiance incroyablement festive. Chaque coureur est arrivé avec un enfant malade pour l'association Espoir pour un Enfant. L'annonce du classement et la remise des médailles se fait sous un orchestre assourdissant.

Le grand vainqueur de ce Raid est Bernard Constant, toujours constant durant la course (excusez le jeu de mot) qui a couvert les 500 Km en 48h13.

Je souligne l'effort exceptionnel des 20 participants du départ, car ils ont le courage et le mérite d'être allés au bout d'eux-mêmes !!

A l'année prochaine...


[ Fotografías ] - Edicion 2006 - [ Diario 2006 ] - [ Contacto ]